
Crédits Image : NASA, ESA, CSA, STScI, Laurent Pueyo (STScI), William Balmer (JHU), Marshall Perrin (STScI)
Sur les 7423 exoplanètes (planètes en orbite autour d’autres étoiles que notre Soleil) connues au 16 mars 2025 (au sein de 6091 systèmes), seules quelques dizaines ont pu être observées directement.
Le télescope spatial James Webb (NASA (USA) – ESA (Europe) – ASC (Canada)) est une aubaine pour les astronomes du monde entier. Ses performances sont telles qu’aujourd’hui même la composition de l’atmosphère des exoplanètes est détectable, et que leur imagerie directe devient possible.
HR 8799 est une jeune étoile variable de 1 fois 1/2 la masse de notre Soleil, âgée de seulement 30 millions d’années, située à ~ 130 années-lumière de la Terre dans la Constellation de Pégase, et possédant 4 planètes géantes ayant des masses de 7 à 10 fois celle de Jupiter. Le télescope spatial James Webb muni de son coronographe (un minuscule disque qui occulte l’étoile afin de voir ce qui se passe autour et qui, ici, est dessiné sous forme… d’étoile à branches !) a obtenu l’image ci-dessus. Les 4 planètes sont bien visibles en Infrarouge (le système est jeune et les planètes sont encore chaudes), et leur atmosphère est riche en CO2 , mais contient également des éléments plus lourds : carbone, oxygène et fer, ce qui est un peu surprenant. Trois zones de débris se répartissent en poussières chaudes à l’intérieur de l’orbite de la planète HR 8799 e, en poussières froides au-delà de HR 8799 b (la plus lointaine) et enfin en grand halo de petits grains.
James Webb a également étudié le système 51 Eridani, situé à 97 années-lumière du Soleil.
