
Crédit image : ESA/Hubble et NASA, K. Noll
Cette image de 2005 prise par le télescope spatial Hubble a été retraitée avec des techniques plus modernes qu’à l’époque. Lancé le 24 avril 1990, le télescope va fêter ses 35 ans de service. Il fonctionne encore même s’il a beaucoup vieilli : il n’a plus qu’un seul gyroscope en état, et ses capteurs sont d’une vieille technologie. Il faut préciser que sa dernière maintenance en orbite date de 2009. Son miroir fait 2,40 mètres de diamètre pour une focale de 57,60 mètres. Il travaille en visible, Ultraviolet et proche infrarouge. Avec un peu de chance il pourra nous fournir encore des données jusqu’en 2030. Mais l’image ci-dessus montre qu’il sera possible de tirer des informations de son travail bien après sa mise hors service.
Ci-dessus, un des « pilier de la création » de la nébuleuse de l’Aigle entourant l’amas ouvert M16 (Messier 16) dans la queue de la constellation du Serpent. Sa distance à la Terre est de 5160 années-lumière (mesurée à partir des données du satellite Gaia).
Ce pilier de 9,5 années-lumière de longueur est composé de gaz froid et de poussières poussé(e)s par le puissant rayonnement et les vents des jeunes étoiles âgées de moins de 2 millions d’années de l’amas ouvert.
Le « remplaçant » de Hubble (NASA/ESA), le télescope spatial James Webb (NASA/ESA/ASC), a été lancé depuis Kourou, en Guyane Française par la fusée européenne Ariane 5 le 25 décembre 2021. Le premier travail scientifique a pu débuter début juillet 2022, même si la première image de qualité a été obtenue le 07 juin. Son miroir de 6,50 mètres de diamètre a une focale de 131,40 de focale.
