« Comment nos sociétés distinguent le vrai du faux », sous la direction de Julien Prud’homme et Molly Kao, avec des textes de Yves Gingras, Mathieu Marion, Jade Maria Moisan, Vincent Larivière, Lucie Delias, Claudine Bonneau, Guillaume Latzka-Toth, Florence Millerand, Kevin Kaiser, Francis Lareau, Christophe Malaterre, Davide Pulizzotto, Julien Larregue, François Claveau, Jérémie Dion, Eric Montpetit, Antoine Lemar, Aude Bandini, Gilles Beauchamp et Maëlle Turbide. Éditions « Les Presses de l’Université de Montréal », juin 2025. Pages : 256. Prix : 24 euros.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, définir une « preuve » n’est pas si simple ! La « preuve » dépend de la discipline dans laquelle elle agit. Alors, comment la déterminer et quelle est sa valeur réelle ?

Les différent(e)s auteur(trice)s abordent donc ici différents domaines où elle est nécessaire ainsi que les façons de l’apprécier : aussi bien dans les mathématiques que dans le domaine judiciaire, en médecine, en éducation, en sociologie, etc.

Preuves empiriques, « sens commun », observation directe, rôles de la religion et de l’économie, erreurs, fraudes (elles sont rares chez les scientifiques, moins de 2 % semble-t-il), les « valeurs », les biais multiples, la confiance dans les sources, les interprétations de données, les choix, les marges d’erreur acceptées, … sont approfondi(e)s ici.

Les sources d’informations actuelles, avec Internet, posent la question de leur fiabilité variable (quand il ne s’agit pas de manipulation) ainsi que du peu de vigilance de la part des utilisateurs. Il ne faut pas oublier le rôle, et l’influence, des institutions officielles, des grosses organisations et des enjeux financiers parfois importants.

Est notée l’influence des sciences participatives, celles-ci permettent d’enrichir le savoir des professionnels. Des données libres et ouvertes, au même titre que les méthodes utilisées, sont indispensables au progrès commun et à la vérification des conclusions tirées par les études.

Fait rare me semble-t-il, l’importance de publier des sujets avec des résultats négatifs est largement justifiée par l’ouvrage, contrairement au choix habituel des revues.

Ce travail sera indispensable aux étudiants, futurs chercheurs ou non, aux enseignants, et même aux chercheurs eux-même qui pourraient ainsi parfois remettre en question certaines de leurs démarches…