Des équipes de l’Institut Pasteur, de l’INSERM et de l’Institut Curie, ont montré que des protéines humaines impliquées dans l’immunité innée ont des ancêtres bien éloignées et dont le rôle a été préservé depuis plusieurs milliards d’années…
Il s’agit de SIRal, homologue du domaine SIR2 (silent information regulator 2) de bactéries ancestrales de défense contre les virus. En cas d’infection, SIR2 dégrade une molécule indispensable à la cellule infectée, le NAD (nicotinamide adénine dinucléotide), qui fourni entre autre de l’énergie à la cellule.
Des mécanismes immunitaires d’origine bactérienne ont donc été conservés au sein du vivant jusqu’aux humains. SIRal pourra peut-être nous mener vers des immunothérapies nouvelles...
