
Le 21 juillet 2025. Crédit image : NASA, ESA, David Jewitt (UCLA) ; Traitement d'images : Joseph DePasquale (STScI)
La comète interstellaire 3I/ATLAS est étudiée grâce au télescope spatial Hubble afin d’en estimer les dimensions. Étant donné son encore très grand éloignement, il s’agit d’une tache difficile… Le diamètre du noyau de la comète est probablement compris entre 320 mètres et 5,6 km ! Pour plus de précisions, il va falloir utiliser les télescopes spatiaux James Webb de 6,5 mètres de diamètre, TESS (Transiting Exoplanet Survey Satellite) composée de 4 instruments de 10,5 cm de diamètre, Neil Gehrels Swift (travaillant en rayonnements X, gamma, UV et visible), ainsi que, au sol, l'observatoire W.M. Keck avec ses télescopes de 10 mètres de diamètre.
Hubble nous montre déjà une queue de poussières ainsi qu’un jet provenant de la surface côté Soleil. Donc de la partie directement déjà chauffée malgré la distance.
Dérivant dans l’espace interstellaire depuis des milliards d’années, sa vitesse de 209 000 kilomètres par heure est la plus grande observée pour un objet provenant de l’extérieur de notre système solaire. Mais en réalité ils sont encore très peu nombreux (c’est le moins que l’on puisse dire!). Le premier est Oumuamua, petit astéroïde (?) détecté en 2017, le second la comète 2I/Borissov en 2019.
Autour de qu’elle étoile est-elle née ? Où partira-t-elle ? En provenance de la constellation du Sagittaire, cette comète découverte le 1er juillet 2025 à une distance de 675 millions de kilomètres du Soleil par le système ATLAS (Asteroid Terrestrial-Impact Last Alert System) gardera une partie de ses secrets.
Sa trajectoire et sa vitesse permettent, par contre, d’assurer qu’elle ne sera pas capturée par le Soleil, et qu’elle partira bien vers de nouvelles aventures entre les étoiles !

Image : NASA / JPL - Caltech
C’est fin octobre prochain qu'elle atteindra sa plus grande proximité au Soleil, à environ 209 millions de km, à une distance comprise entre celle de Mars et de la Terre (mais nous serons presque à l’opposé par rapport au Soleil, donc pas d’observation possible à ce moment là contrairement à ce qui pourrait se passer depuis Mars. Il faudra attendre la fin de l’année afin de la contempler s'éloigner). D’ici là, sa composition devrait nous être largement connue.
