
Crédit image : NASA/Christopher LC Clark
Se poser sur la planète Mars en toute sécurité n’est pas si facile que cela. Le vaisseau spatial arrive à grande vitesse. Les sondes de la NASA, par exemple, ont plongé vers la surface de la planète rouge à des vitesses comprises entre 4,5 et 7,5 km/s.
De plus, l’atmosphère de la planète est très faible, énormément plus faible même que l’atmosphère terrestre ! ( ~ 60 fois moins dense). Elle est composée de 96 % de CO², 1,93 % d’argon et 1,89 % d’azote, avec des traces d’eau, d’oxygène et de méthane.
La première chose à faire est donc d’utiliser un aérofreinage (un simple frottement dans l’air) échauffant fortement l’engin, et donc un bouclier thermique est indispensable lors du début de la descente vers le sol. Ensuite il faut disposer d’un parachute… qui se doit d’être beaucoup plus grand et performant que nos parachutes terrestres, et enfin si nécessaire, des moteurs-fusée dans la toute dernière phase d’ « amarsissage », ou même des « coussins gonflables » (sortes d’airbags) terminent le travail.
Le parachute doit être de grande dimensions puisqu’il s’ouvre à une vitesse encore élevée. Mach 1 n’est obtenue par aérofreinage que très près du sol. Le parachute doit donc s’ouvrir bien avant…
Des tests pour améliorer les futurs parachutes martiens en les rendant plus fiables ont été effectués le 04 juin 2025 au Centre de recherche en vol Armstrong de la NASA à Edwards, en Californie. Il s’agit de l'expérience EPIC (Enhancing Parachutes by Instrumenting the Canopy). Le largage du parachute « supersonique » supportant une capsule s’est effectué depuis un drone Altat X.
