potw2534a_p.jpg, août 2025

Crédit: ESO/R. F. van Capelleveen et al.

 

Avec une masse 5 fois plus importante que celle de notre Jupiter, cette planète géante, toute jeune, émerge du disque de gaz et de poussières, reste de la formation de l’étoile WISPIT 2, une étoile de type solaire mais n’ayant que 5 millions d’années (notre Soleil en a 4,6 milliards...). La présence des anneaux indique généralement l’existence de planètes en cours de création. Il y en aurait donc bientôt plusieurs ici...

C’est avec le VLT (Very Large Telescope) de l’ESO (European South Observatory) au Chili qu’une équipe internationale menée par Richelle van Capelleveen (Université de Leyde, aux Pays Bas) et des doctorants de l’université de Galway (Irlande) a pu détecter WISPIT 2b en utilisant l’instrument SPHERE (Spectro-Polarimètre à Haut contraste destiné à la Recherche d'Exoplanètes).

Des observations complémentaires, effectuée par Laird Close (Université d’Arizona) avec le système d'observation atmosphérique MagAO-X sur l’un des télescopes Magellan de 6,5 m (à ne pas confondre avec le télescope géant Magellan de 25,45 mètres qui verra sa première lumière, en principe, en 2029), ont permis de constater que de l’hydrogène gazeux chute vers la planète. Celle-ci semble donc encore en formation puisqu’elle accrète de la matière environnante.