Par 37 préhistorien(e)s, anthropologues, paléoanthropologues, archéologues, sous la direction de Jacques Jaubert et avec la cartographe Mélanie Marie, Éditions Autrement, collection « Atlas Mémoires », décembre 2025. Pages : 96. Prix : 24 euros.

Avec prudence comme il se doit lorsque l’on traite de périodes aussi lointaines et dont les rares traces sont souvent sujettes à interprétation… et parfois également à bien des biais culturels, les auteur(e)s tentent d’analyser l’évolution technique et les déplacements de populations depuis les débuts du genre Homo (il y a ~ 2,6 millions d’années) jusqu’aux populations du Néolithique 5000 ans avant notre ère.

Si les origines africaines de l’humanité ne laissent plus de doute, les migrations ont favorisé l’évolution séparée de diverses lignées d’humains, jusqu’à l’arrivée de l’homme « moderne » il y a ~ 300 000 ans seulement.

En 96 pages, il s’agit bien entendu d’un résumé de nos connaissances actuelles, deux pages largement illustrées traitant d’un sujet particulier : « les premiers humains », « les premières manifestations symboliques d’Afrique », « les Néandertaliens de Gibraltar à l’Altaï », « Premières sépultures et autres gestes funéraires », « Les premiers Homo sapiens en Afrique et en Eurasie », « Une préhistoire de Chine en construction », « la conquête des nouveaux-mondes » (Amériques, Japon, Australie,...), etc.

Cet ouvrage est à la portée de tous. Les chercheurs y verront peut être parfois sujets à contestation. C’est normal, c’est bien comme cela que la connaissance avance. La variété des auteur(e)s est gage de pluralisme de vues mais aussi de consensus.