55041332589_12299f9c2c_4k.jpg, janv. 2026

Image prise par le télescope spatial Hubble, encart par le télescope spatial James Webb : NASA, ESA, CSA, Enrique Lopez-Rodriguez (Université de Caroline du Sud), Deepashri Thatte (STScI) ; Traitement d'image : Alyssa Pagan (STScI) ; Remerciements : NOIRLab et CTIO de la NSF.

 

Si un trou noir est lui-même invisible puisque même la lumière ne peut s’en échapper, il n’en est rien de son environnement ! La matière, gaz et poussière, qui l’entoure forme un disque que l’on nomme « disque d’accrétion » extrêmement chaud émettant une grande quantité d’énergie. Il arrive aussi que de la matière fortement accélérée, parfois presque à la vitesse de la lumière, soit éjectée en jets puissants.

Le télescope spatial James Webb, en observant en infrarouge le trou noir supermassif de la galaxie du Compas (ce qui lui permet de voir à travers les nuages de matière) a montré que, contrairement à ce que l’on pensait jusqu’à maintenant,tout au moins ici, ce ne sont pas les jets qui émettent le plus d’énergie (seulement 1%), mais les zones au plus proche du trou noir (87%). Les 12 % restants proviennent de régions nettement plus éloignées.

Le télescope James Webb a utilisé l’instrument NIRISS (Near-Infrared Imager and Slitless Spectrograph) qui est un interféromètre transformant le télescope en un réseau de télescopes plus petits fonctionnant ensemble. Il utilise ici une ouverture composée de sept petits trous hexagonaux. Les 6,5 mètres de diamètre du télescope sont devenus l’équivalent d’un télescope de 13 mètres, mais sur une zone plus réduite du ciel.

La galaxie du Compas est une galaxie de Seyfert située à ~ 13 millions d’années-lumière de la Terre, et c’est donc l’une des galaxies actives les plus proches de nous. Une chance pour étudier ce type d’objet.