
Crédit : ESA/Webb, NASA, CSA, STScI, P. Tiranti, H. Melin, M. Zamani (ESA/Webb)
Le télescope spatial James Webb ne se polarise pas sur l’exploration de l’univers lointain. Notre système solaire possède également des cibles intéressantes, ici la haute atmosphère de la planète Uranus composée principalement d’hydrogène, d’hélium, et, en très petite quantité, d’hydrocarbures. Sous cette atmosphère, il n’y a pas réellement de sol, mais de l’eau, de l’ammoniac et du méthane glacés. Uranus, avec un diamètre de 4 fois celui de la Terre, est une planète intermédiaire entre les planètes telluriques et les géantes gazeuses Saturne et Jupiter. Elle possède 28 lunes connues.
Une équipe internationale (menée par Paola Tiranti de l'Université de Northumbria au Royaume-Uni) a étudié la structure verticale de l’atmosphère (température, particules chargées,…) durant 15 heures de la rotation de la planète (qui tourne en ~ 14 h en altitude et 17 h 14 min en profondeur !), observant également la formation d’aurores boréales. La magnétosphère d’Uranus est inclinée et décalée par rapport à l’axe de rotation de la planète, rendant complexes ces mêmes aurores. Paola Tiranti indique : « Grâce à la sensibilité du télescope Webb, nous pouvons suivre la propagation de l’énergie à travers l’atmosphère de la planète et même observer l’influence de son champ magnétique asymétrique. ».
Depuis le début des années 1990, la haute atmosphère se refroidi, mais le télescope spatial James Webb a mesuré une température moyenne inférieure à celles mesurées par les télescopes au sol et les sondes spatiales précédentes…
