0310_habitable_zone_cc.jpg, fév. 2026

Crédit : ESO/M. Kornmesser

 

De manière générale, il est considéré que la zone habitable autour d’une étoile correspond la zone dans laquelle l’eau peut être liquide. Cette zone varie en fonction de la masse de l’étoile et de son évolution. Pour notre Soleil (qui est dans sa séquence principale), la Terre est bien placée, et Vénus et Mars sont juste en bordure. Mars a donc pu porter des rivières et des lacs à une époque lointaine, et c’est la raison pour laquelle il est si important d’y rechercher des traces de vie primitive passée (pas des extraterrestres à notre image !).

Durant de longues années les scientifiques ont estimé qu’il fallait des conditions très drastiques pour permettre l’apparition de la vie, température, présence d’eau liquide, énergie,…) . Puis des archées et des bactéries extrémophiles ont été découvertes aussi bien dans les glaces de l’Antarctique que dans des sources hydrothermales où règnent des températures très élevées (Pyrolobus fumarii, par exemple, se multiplie encore à plus de 100°C ! il va de soit que cela se produit dans les profondeurs sous-marines, à de fortes pressions, l’eau ne bouillant ainsi pas), en absence d’oxygène, dans des environnements acides, basiques, salés... Certaines bactéries supportent les radiations, etc. Donc, aujourd’hui il semble que la vie se débrouille très bien et s’adapte aux conditions qui règnent sur place. D’autre part nous savons depuis quelques années que des lunes autour de planètes géantes, en subissant des effets de marée puissants, peuvent posséder des océans liquides sous la surface… avec la possibilité que la vie puisse y naître et évoluer. Cela pourrait être le cas pour Europe, Ganymède, Encelade,…

Quand aux exoplanètes, elles sont aujourd’hui 7984 connues, avec ~ 70 d’entre-elles potentiellement « habitables », donc bien situées… certaines seraient rocheuses tandis que d’autres pourrait être des « planètes océan ». Elles sont encore trop difficiles à étudier précisément. l' E-ELT (l’Extrêmement Grand Télescope Européen) de l’ESO (Observatoire Austral Européen) situé au Chili sur le Cerro Armazones, avec ses 39,30 mètres de diamètre, nous permettra probablement d’en savoir plus. En cours de construction, il devrait voir sa première lumière en 2028.