Dans beaucoup de pays où l’eau n’est pas disponible dans les habitations, ce sont principalement les femmes et les filles qui s’attellent à la tâche d’approvisionnement. Un rapport qui vient d’être publié par l’UNESCO au nom de l’ONU-Eau confirme que ce sont elles qui sont chargées de la collecte de l’eau dans 70 % des ménages ruraux non desservis en eau. Pourtant elles sont exclue de sa gestion et de sa gouvernance.

L’eau, bien commun de l’humanité, doit bénéficier à égalité à l’ensemble de la population.

Le rapport est publié chaque année lors de la Journée mondiale de l’eau. Son intitulé de cette année est « l’Eau en partage, une égalité des droits et des accès ». Il est triste d’y noter qu’en 2026 hélas, 2,1 milliards de personnes n’ont toujours pas accès à l’eau potable dans le monde.

Les femmes et les filles sont confrontées à la pénibilité du transport de l’eau et au temps qui leur manque pour bénéficier de l’éducation par exemple. Les mauvaises installations sanitaires pénalisent principalement les femmes pour leur hygiène menstruelle. Le rapport indique qu'à cause de cela, 10 millions d’adolescentes de 15 à 19 ans dans 41 pays ont manqué l’école, le travail, ou des activités sociales.

Le dérèglement climatique, en augmentant le nombre de catastrophes hydro-météorologiques, va encore aggraver la situation de nombreuses femmes.