STScI-01KJR33K9RKGM84B2RK8AGPT8W_1999_2002.jpg, mar. 2026

1999-2002 : Image: NASA, ESA, STScI, William Blair (JHU); Image Processing: Joseph DePasquale (STScI)

 

Le télescope spatial Hubble a observé la nébuleuse du Crabe (aussi connue sous le nom de M1, mais aussi de NGC 1952) dès 1999, puis à nouveau en 2024, montrant son expansion. Les détails de ce rémanent de supernova (restes d’une étoile en fin de vie ayant implosé/explosé) sont assez extraordinaires.

 

STScI-01KJQWS2TX2REXHGQ32X7EJ7V1_2024.jpg, mar. 2026

2024 : Image: NASA, ESA, STScI, William Blair (JHU); Image Processing: Joseph DePasquale (STScI)

 

Notée par les chinois, c’est en 1054 qu’une étoile est devenue soudain observable plusieurs semaines en plein jour. A ~ 6 500 années-lumière de la Terre, dans la constellation du Taureau, un objet massif terminait sa vie expulsant de la matière à grande vitesse. Au sein de la nébuleuse qui s’est formée trône aujourd’hui un pulsar, étoile à neutrons en rotation rapide (un tour ~ 30 fois par seconde), émettant un fort rayonnement gamma, X et radio.

En 25 ans, l’expansion des filaments de matière est bien visible. Ils sont composés d’hydrogène, d’hélium, de carbone, d’oxygène, d’azote, de fer, de néon, de souffre… La dernière image obtenue en 2024 est plus détaillée grâce à un nouvel instrument installé par les astronautes en 2 009 lors de la dernière révision du télescope spatial : la caméra WFC3. L’image de 1999 a été retraitée avec des méthodes modernes.

L’interaction, entre le fort champ magnétique de l’étoile à neutrons et de la matière de la nébuleuse constituée de particules chargées qu’il dévie, crée un « rayonnement synchrotron » puissant, l’émission en rayonnements X étant, par exemple, une centaine de fois plus puissant que celui en visible.