
Crédit image: NASA, ESA, CSA, STScI, Amy Simon (NASA-GSFC), Michael Wong (UC Berkeley); Image Processing: Joseph DePasquale (STScI)
L’image prise par le télescope spatial James Webb date du 29 novembre 2024, celle de Hubble du 22 août 2024. Webb a travaillé en infrarouge afin d’observer diverses strates de nuages, des profondeurs à la couche supérieure, quand à Hubble c’est la « surface » de la planète qu’il nous montre en « lumière visible ». Saturne étant une planète gazeuse, elle n’a pas de surface solide. Pour ce type de planète, on appelle « surface » l'endroit où la pression atmosphérique est égale à 1 bar. Les couleurs ici, ne sont pas des couleurs « naturelles », mais des images monochromes, en niveaux de gris, pour lesquelles on a attribué des couleurs différentes pour chaque niveau.
L’atmosphère de Saturne est très complexe. Webb nous montre des vents violents (certains de 1800 km/h), des courants, mais aussi des restes de tempêtes anciennes, par exemple la « Grande Tempête de Printemps » qui s’est déroulée de 2010 à 2012. Le Gris-vert des pôles correspond soit à l’émission d’une couche d’aérosols en haute altitude, soit à une activité aurorale. Des incertitudes demeurent…
Les anneaux, composés essentiellement de glace d’eau, brillent en infrarouge. Ils ont très détaillés sur les deux images, mais présentent quelques différences dues aux longueur d’onde utilisées.
Les astronomes indiquent : « Ces observations de 2024, réalisées à 14 semaines d'intervalle, montrent la planète passant de l'été boréal à l'équinoxe de 2025. À mesure que Saturne entre dans le printemps austral, puis dans l'été austral au cours des années 2030, les télescopes Hubble et Webb bénéficieront d'images de plus en plus précises de cet hémisphère. »
Rappelons-nous que, située à une distance moyenne du Soleil de 1 426 700 000 km, la planète met 29,44 ans à effectuer un tour complet autour de notre étoile. Les saisons saturniennes n’ont pas les mêmes durées que celles sur notre bonne vieille Terre !
