
Image : ESO / A. Cabral / Instituto de Astrofísica e Ciências do Espaço.
Le télescope principal de 60 centimètres « PoET », maintenant installé dans son dôme, fera des spectres de zones précises de notre étoile, telles les taches solaires, grâce à l’instrument ESPRESSO, tandis qu’un télescope de pointage plus petit observera le disque entier.
Il sont installés au Chili, sur le Paranal, sur le site de l'Observatoire Européen Austral (ESO), et le 60 cm a vu sa première lumière début avril.
L’étude précise du Soleil et de ses petites variations de luminosité permettra, par comparaison, de mieux détecter des exoplanètes autour d’autres étoiles lui ressemblant. En effet, c’est souvent en observant de légères variations dans le spectre d’une l’étoile que l’on en déduit le passage d’un objet en orbite.
Nuno Santos, chercheur de l'Institut d'astrophysique et des sciences spatiales (Instituto de Astrofísica e Ciências do Espaço [IA]) ainsi qu’à la Faculté des sciences de l'Université de Porto, au Portugal, est un des chercheurs principaux du projet PoET. Il indique : « L'un des principaux défis pour la détection d'autres Terres en orbite autour d'autres soleils réside dans le « bruit » astrophysique émis par les étoiles hôtes », et « Les observations de PoET pourraient être essentielles à la découverte et à la caractérisation d’exoplanètes qui sont peut-être actuellement masquées par ce bruit. » Car taches solaires et l’activité en surface peuvent avoir le même effet qu’une planète passant devant son étoile.
ESPRESSO est un spectrographe à haute résolution capable de détecter de minuscules variations dans les spectres des étoiles. Il sera utilisé le jour avec PoET et la nuit avec le VLT (Very Large Telescope). La liaison se fait par fibres.
