« réponses à 100 idées reçues », de Paul NEAU, Éditions Rue de l’échiquier, collection Diagonales, avril 2026. Pages : 256. Prix : 19,90 euros.

 

Cet ouvrage paraît au bon moment… alors que la crise internationale qui sévit soudain a fait bondir les prix des énergies fossiles, il est largement temps de s’organiser autour d’énergies renouvelables et locales !

En 103 idées reçues, qui sont bousculées ici avec des arguments largement étayés par des sources sérieuses aussi bien issues de travaux scientifiques que de recommandations de structures officielles, associatives, ou/et internationales, le physicien et expert en énergies renouvelables Paul Neau fait un tour d’horizon des questions que chacun d’entre nous se pose. L’éolien et le solaire deviennent une piste indispensable à suivre afin de lutter contre changement climatique, perte de biodiversité et épuisement des ressources.

Mais une France le 100 % énergies renouvelables est-il envisageable ? Les éoliennes et les panneaux solaires ont-ielles une production intermittente pénalisante et sans possibilité de stockage de l’énergie produite ? Quelles est leur rentabilité en tenant compte de l’énergie nécessaire à leur fabrication ? Quels dangers les éoliennes produisent-elles sur les oiseaux et les populations humaines ? Quels sont les problèmes de démantèlement lorsque les structures deviennent trop anciennes ? Où en est-on du recyclage des divers éléments qui les composent ? Etc. rien n’est oublié…

Le chapitre cinq aborde le nucléaire avec ses risques, sa consommation d’eau importante pour le refroidissement, son uranium importé, ses déchets radioactifs, … et le fait que « avec 1 g de silicium naturel » (pour les panneaux photovoltaïques) « on produit désormais plus d’énergie qu’avec 1 g d’uranium naturel ». Quand à la fusion nucléaire (ITER), elle n’est pas encore opérationnelle, et produirait encore du tritium radioactif.

Bien entendu l’ouvrage se termine par un chapitre sur la nécessaire sobriété énergétique. Il s’agirait de réduire la demande (amélioration des véhicules, des appareils divers, des bâtiments,… ) tout « en contribuant simultanément au bien-être de la société ».

Voici donc une saine lecture qui devrait aider à léguer aux générations futures une Terre acceptable. L’auteur précise que la transition énergétique vers les énergies renouvelables ne pourra se faire sans nous tous, les « forces vives » écrit-il… Il a bien raison.