
Image : Gauche, SDSS et PS1; à droite, NOT+ALFSOC/Bose et al. 2020
L’ESA (Agence Spatiale Européenne) découvre le 23 mai 2017, grâce au satellite Gaïa, la supernova « super-lumineuse » SN 2017egm au sein de la galaxie spirale barrée NGC 3191 dans la constellation de la Grande Ourse à ~ 440 millions d’années-lumière de la Terre (sur l’image de gauche l’explosion n’a pas encore eu lieu, et à droite le 1er juillet 2017 la supernova brille plus que sa galaxie…).

Arrière-plan : NASA/DOE/Fermi LAT Collaboration et Acero et al. 2026 ; encart : NOT+ALFSOC/Bose et al. 2020
« La carte inclut les rayons gamma détectés par le télescope spatial Fermi LAT du 5 juillet 2017 au 25 octobre 2017, soit de 43 à 155 jours après la découverte de la supernova. » indique le communiqué de presse.
Lorsqu’une étoile massive a consommé tout son combustible, son cœur s’effondre pour former une étoile à neutrons ou un trou noir. Un « rebond » expulse la partie de matière extérieure créant une « supernovæ à effondrement de cœur ». En 20 ans, ce sont ~ 400 d’objets de ce type qui ont été observés, produisant chacun dix fois la quantité de lumière visible traditionnellement sur une SN. D’où leur nom de « superlumineuses ».
La mission Fermi a étudié 6 supernovæ superlumineuses, mais seule SN 2017egm présente des signes de rayons gamma aussi puissants qu’en lumière visible. Fermi est un télescope spatial lancé en 2008 par la NASA afin d’étudier le rayonnement gamma des pulsars et des noyaux actifs de galaxies. Il est toujours actif.
