Image/vidéo : Rayons X : NASA/CXC/SAO ; Optique : NASA/ESA/AURA/STScI, Hubble Heritage Team, W. Blair (STScI/Université Johns Hopkins) et R. O'Connell (Université de Virginie) ; Traitement d'image : NASA/CXC/SAO/A. Jubett, L. Frattare et P. Edmonds

 

Cette image composite et cette vidéo en accéléré de notre galaxie voisine (mais hors du « groupe local » qui s’étend seulement sur 3 millions d’années-lumière) M 83 située à 15,2 millions d’années-lumière de la Terre dans la constellation de l’Hydre a été réalisée avec les données en rayonnement X du télescope spatial Chandra (NASA) et différents télescopes optiques.

La surprise des astrophysiciens vient du fait que plusieurs rémanents de supernovas (les restes de l’explosion d’étoiles massivess) présentent de fortes variations de luminosité. A droite sur la vidéo ci-dessus ces variations correspondent à celle des objets contenus dans les petits cercles de l’image de gauche avec des relevés effectués par Chandra de 2000 à 2014. Au sein de M 83, ~ la moitié des sources X détectées dans cette galaxie ont ce type de comportement inattendu (les sources habituelles faiblissent au contraire).

Selon le communiqué de presse, Andrea Prestwich de l'Université catholique d'Amérique, qui a dirigé l'étude, indique : « (...) constater qu'autant de rémanents de supernova se comportaient de la sorte a été une véritable surprise. Il se passe quelque chose d'inhabituel au sein de ces objets. En déterminer la cause reste un défi, car la distance de M83 limite la finesse des détails que nous pouvons observer. »

Néanmoins parfois, l’explication peut venir de l’émission de rayonnements X par le choc de la matière éjectée sur l’environnement, comme avec les restes de SN 1957D (donc observée récemment, en 1957). Il serait étrange que les 22 rémanents observés soient le résultat d’explosions s’étant produites presque en même temps et tout récemment !