Location_of_Euclid_s_galactic_bulge_survey.jpg, juin 2026

Crédit : ESA/Euclid

 

Euclid_s_view_of_our_galaxy_s_bulge.jpg, juin 2026

Crédit : ESA/Euclid/Consortium Euclid/NASA, CFHT, traitement d'image par J.-C. Cuillandre et E. Bertin (CEA Paris-Saclay)

 

Le satellite de l’ESA (Agence Spatiale Européenne) travaillant en visible et proche infrarouge, s’est tourné vers le bulbe central de notre Galaxie. Plus de 60 millions d’étoiles sont visibles ici, et Euclid est chargé de fournir des données précises qui permettront de mesurer la masse des exoplanètes (planètes situées autour d’autres étoiles que la nôtre) grâce aux minuscules variations de lumière qu’elles produisent en passant entre leur étoile et nous (effet de « microlentille gravitationnelle ») lorsque le hasard a fait que leur plan de révolution est ainsi orienté !

Réalisée en mars 2025 en lumière visible avec une pose de 26 heures en 9 prises cumulées, ce travail ne permet pas de détecter de nouvelles exoplanètes car pour cela il faudrait au moins 20 jours d’observations. Par contre il est possible de déterminer la masse d’objets déjà connus (ou qui le seront plus tard avec d’autres instruments), or des télescopes au sol ont déjà pu détecter dans cette zone 51 systèmes planétaires.

Natalia Rektsini, de l'Institut d'astrophysique de Paris (France) précise selon le communiqué de presse : « … quiconque détectera un événement de microlentille dans cette même région — avec Roman, par exemple — pourra désormais utiliser les données d'Euclid comme référence temporelle passée et observer l'aspect des étoiles avant leur superposition ».

D’autres techniques de détection sont plus adaptées à la découverte de grandes planètes chaudes en orbite autour d’étoiles massives. Ici, tout type de planète peut être détecté.

Mission européenne menée par l’ESA, Euclid a été lancé en juillet 2023 et ses premières données scientifiques ont été récoltées en février 2024. Il est équipé d’un télescope de 1,20 mètre de diamètre ainsi que de capteurs en lumière visible et proche infrarouge. Son objectif principal est de mesurer l’expansion de l’univers par l’étude de la matière « noire » et de l’énergie « sombre » qui restent encore bien mystérieuses.