sn2026gzf_panel_p.jpg, août 2026

Crédit: CTIO/NOIRLab/DOE/NSF/AURA; Traitement de l'image: D. de Martin & M. Zamani (NSF NOIRLab)

 

Du début à la fin, des équipes d’astronomes coordonnées par l’Université Carnegie Mellon ont suivi la supernova SN 2026gzf depuis le sol et depuis l’espace à partir du 21 mars 2026.

Le télescope spatial Einstein Probe (Chine et Europe) a d’abord détecté un court éclair de rayons X dans une galaxie située à ~ 500 millions d'années-lumière dans la constellation de la Baleine. Puis ils ont utilisé le télescope spatial à rayonnements X Chandra (NASA) afin de savoir si un jet relativiste avait été émis, le réseau de radiotélescopes « Karl G. Jansky Very Large Array » (USA), le télescope de l’Observatoire Vera Rubin (USA) au Chili, le télescope Mayall de 4 mètres à l'Observatoire national de Kitt Peak (USA), le télescope Hobby-Eberly (HET, aux USA) de 9,20 mètres, le grand télescope d’Afrique australe (SALT, en Afrique du Sud) de 11,10 mètres, etc.

L’onde de choc traversant la « surface » de l’étoile ne dure que quelques secondes à quelques heures, et ce n’est que la 2ème observée en 20 ans… Ici, aucun jet relativiste (matière éjectée à une vitesse proche de celle de la lumière), aucune émission gamma, aucune source durable de rayonnement X n’ont été observés alors qu’ils sont courants lors de l’effondrement d’une étoile massive.

Cette supernova de type Ic (à effondrement de cœur) laisse interrogatifs les chercheurs, et semble montrer que les étoiles massives ne meurent pas toutes de la même façon.